lundi, août 3, 2026
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Salaires de l’État : près de 100 milliards de dirhams en 6 mois

💰 Maroc : la masse salariale de l’État frôle les 100 milliards de dirhams au premier semestre 2026

Les dépenses de salaires de l’État marocain ont connu une forte progression au cours des six premiers mois de l’année 2026, atteignant un niveau inédit proche des 100 milliards de dirhams.

Cette évolution reflète l’augmentation continue des charges de personnel dans les finances publiques, alors que le gouvernement poursuit la mise en œuvre des engagements liés au dialogue social et aux réformes de la fonction publique.

Selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés par Bank Al-Maghrib (BAM), la banque centrale du Maroc, la masse salariale de l’État s’est établie à 97,4 milliards de dirhams entre janvier et juin 2026, contre 86,9 milliards de dirhams durant la même période de 2025.

Cette progression représente une hausse annuelle de 12,1 %, soit près de 10,5 milliards de dirhams supplémentairesconsacrés aux rémunérations des fonctionnaires et agents de l’État.

Plus de 16 milliards de dirhams de salaires versés chaque mois

Rapportée aux six premiers mois de l’année, cette enveloppe correspond à une dépense moyenne de plus de 16 milliards de dirhams par mois consacrée aux salaires de la fonction publique.

Cette hausse traduit le poids croissant de la masse salariale dans les finances publiques marocaines, alors que l’État continue de faire face à des besoins importants en matière de recrutement, d’amélioration des rémunérations et de mise en œuvre des accords conclus avec les partenaires sociaux.

Les salaires représentent près de la moitié des dépenses ordinaires

Les données de Bank Al-Maghrib montrent également que les rémunérations du personnel constituent l’un des principaux postes de dépenses du budget de l’État.

Au premier semestre 2026, les salaires ont absorbé près de 45 % des dépenses ordinaires hors compensation, lesquelles se sont élevées à 215,7 milliards de dirhams.

Autrement dit, près d’un dirham sur deux consacré au fonctionnement courant de l’État, hors dépenses de compensation, est destiné au paiement des salaires.

Des dépenses publiques toujours en hausse

Au-delà de la seule masse salariale, l’ensemble des dépenses publiques a poursuivi sa progression.

Selon les chiffres de la banque centrale, les dépenses totales de l’État ont augmenté de 15 % sur un an, pour atteindre près de 287 milliards de dirhams à la fin du premier semestre 2026.

Cette évolution reflète la poursuite des investissements publics, des dépenses de fonctionnement ainsi que des différents programmes économiques et sociaux engagés par le Royaume.

Les recettes progressent et le déficit budgétaire recule

En parallèle, les finances publiques ont bénéficié d’une amélioration des recettes.

Les recettes ordinaires de l’État ont enregistré une hausse de 14,4 % par rapport à la même période de l’année précédente, contribuant à renforcer les ressources du Trésor.

Grâce à cette progression des recettes, le déficit budgétaire s’est réduit de manière significative.

Il s’est établi à 24 milliards de dirhams au terme des six premiers mois de 2026, contre 30,8 milliards de dirhams à la même période en 2025.

Ces indicateurs publiés par Bank Al-Maghrib traduisent ainsi une amélioration de l’équilibre budgétaire, malgré une hausse soutenue des dépenses publiques, portée notamment par l’augmentation de la masse salariale de l’État.