lundi, février 16, 2026
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Walid Regragui lance la nouvelle ère des Lions de l’Atlas

Walid Regragui lance la nouvelle ère des Lions de l’Atlas après la CAN 2025 avec un profond renouvellement de l’effectif marocain.

Au lendemain de la finale de la CAN 2025 perdue face au Sénégal, le sélectionneur national Walid Regragui enclenche un tournant stratégique majeur. À l’approche des matchs amicaux contre l’Équateur et le Paraguay en mars, le staff des Lions de l’Atlas prépare un profond renouvellement d’effectif, avec l’ambition affichée de réduire la dépendance à la vieille garde et d’ouvrir un nouveau cycle compétitif pour l’équipe du Maroc.

À lire aussi : Le Maroc va affronter l’Équateur et le Paraguay en match amical les 27 et 31 mars 2026

🔄 Un virage stratégique après la finale de la CAN 2025

La défaite en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 face au Sénégal a marqué un point d’inflexion dans la trajectoire récente de la sélection marocaine. Finaliste continentale, l’équipe nationale reste compétitive au plus haut niveau africain, mais le revers subi lors du match décisif a mis en lumière certaines limites structurelles. Dans ce contexte, Walid Regragui amorce un chantier de transition destiné à consolider la profondeur de banc et à diversifier les profils disponibles.

L’objectif n’est pas de rompre brutalement avec l’ossature historique, mais d’opérer un rééquilibrage progressif. En interne, le discours se veut lucide. Il s’agit de tirer les enseignements de la dernière campagne africaine et d’anticiper les prochaines échéances internationales en élargissant le vivier de talents susceptibles d’intégrer durablement le groupe.

🏟️ Le Complexe Mohammed VI, laboratoire de la transition

Le prochain rassemblement, prévu au Complexe Mohammed VI de football, constituera la première étape concrète de cette recomposition. En coulisses, l’encadrement technique marocain s’active pour préparer minutieusement cette séquence stratégique. Ce centre névralgique du football national servira de cadre à l’évaluation de nouveaux profils et à l’ajustement des équilibres collectifs.

La volonté clairement exprimée est de limiter la dépendance à certains cadres historiques et de proposer des alternatives crédibles à plusieurs postes clés. Ce repositionnement stratégique répond à une logique de gestion de cycle, classique dans les grandes sélections, où la stabilité doit progressivement céder la place à un renouvellement maîtrisé.

🌍 Talents binationaux et jeunes espoirs : le pari du rajeunissement

Au cœur de cette nouvelle dynamique figure l’intégration de jeunes talents évoluant dans les championnats européens. Selon des sources proches de la Fédération Royale Marocaine de Football, une liste préliminaire de sept nouveaux noms a été identifiée pour incarner cette transition. Cette orientation confirme la volonté de capitaliser sur l’essor de joueurs binationaux et d’espoirs performants à l’étranger, un axe devenu stratégique pour l’équipe nationale marocaine.

Parmi les profils les plus attendus, Ayyoub Bouaddi, milieu de terrain du LOSC Lille, cristallise l’attention. Le joueur aurait définitivement choisi de représenter le Maroc, au détriment de la France. Son arrivée potentielle symbolise l’attractivité persistante des Lions de l’Atlas auprès des talents issus de la diaspora. À ses côtés, Othmane Maamma et Imrân Louza, tous deux pensionnaires de Watford, figurent également dans les projections du staff technique.

Le groupe des nouveaux visages pressentis inclut aussi Yassir Zabiri, évoluant au Stade Rennais, Ismaël Baouf de Cambuur, Samir El Mourabit de Strasbourg et Yanis Begraoui d’Estoril. Ces choix traduisent une volonté d’injecter du dynamisme, de la concurrence interne et une diversité de profils capables d’élargir les options tactiques.

⚖️ La mise à l’écart de certains cadres historiques

Ce rajeunissement de l’effectif entraîne mécaniquement l’absence de plusieurs figures habituelles. Certaines indisponibilités relèvent de contraintes physiques. Des piliers comme Sofyan Amrabat, Azzedine Ounahi ou encore le gardien Munir Mohamedi sont d’ores et déjà écartés en raison de blessures.

D’autres décisions semblent s’inscrire dans une logique strictement sportive. Des joueurs emblématiques tels que le capitaine Romain Saïss, Jawad El Yamiq ou Eliesse Ben Seghir pourraient ne pas figurer dans la prochaine liste. Les raisons évoquées tiennent à un manque de compétitivité ou à des performances jugées insuffisantes lors de la dernière compétition continentale. Cette évolution illustre la volonté de privilégier la dynamique et la performance immédiate, plutôt que le seul statut.

🧪 Des tests grandeur nature face à l’Équateur et au Paraguay

La stratégie de renouvellement de l’effectif des Lions de l’Atlas sera rapidement confrontée à l’épreuve du terrain. Les rencontres amicales programmées en Europe constitueront un laboratoire compétitif déterminant. Le Maroc affrontera l’Équateur le 27 mars au stade Metropolitano de Madrid, avant de se mesurer au Paraguay le 31 mars à Lens.

Ces deux adversaires sud-américains offriront un contexte exigeant pour jauger la pertinence des choix opérés. Au-delà du simple résultat, l’enjeu réside dans la capacité du groupe remodelé à afficher de la cohésion, à assimiler les consignes tactiques et à maintenir un niveau d’intensité conforme aux standards internationaux.

Pour Walid Regragui, ces matchs amicaux représentent un premier test grandeur nature. Ils doivent permettre de valider les options envisagées, d’identifier les complémentarités émergentes et d’ajuster la hiérarchie interne. La transition amorcée après la finale de la CAN 2025 se jouera autant sur le terrain que dans la gestion fine des équilibres humains.

🔎 Une nouvelle phase dans le cycle des Lions de l’Atlas

La période qui s’ouvre marque un moment charnière pour le football marocain. Finaliste continentale, la sélection dispose d’un socle solide, mais doit désormais préparer l’avenir en intégrant progressivement une nouvelle génération. Le pari consiste à conjuguer continuité et renouvellement, expérience et fraîcheur, stabilité et audace.

Le chantier engagé par Walid Regragui s’inscrit dans une logique d’anticipation stratégique. En misant sur la montée en puissance de jeunes talents et sur l’élargissement de la base de sélection, l’encadrement entend sécuriser la compétitivité des Lions de l’Atlas à moyen terme. Les prochaines échéances internationales diront si cette transition maîtrisée permettra au Maroc de franchir un nouveau cap et de transformer l’amertume d’une finale perdue en tremplin vers une ambition renouvelée.