mercredi, février 4, 2026
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Maroc – Espagne : Pedro Sánchez salue la coopération migratoire

Pedro Sánchez salue la coopération Maroc-Espagne, jugée exemplaire, ayant permis une baisse de 42,6 % des arrivées migratoires irrégulières en Espagne en 2025

🇪🇸🇲🇦 Migration : Pedro Sánchez salue l’efficacité exemplaire du partenariat entre l’Espagne et le Maroc

En marge de sa participation au World Governments Summit à Dubaï, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a mis en lumière la solidité et les résultats concrets de la coopération entre l’Espagne et le Maroc en matière de gestion des flux migratoires. Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes autour des migrations, le chef de l’exécutif espagnol a présenté ce partenariat comme un modèle de coordination régionale efficace, fondé sur la responsabilité partagée et des intérêts stratégiques communs.

🌍🤝 Une coopération bilatérale au cœur de la maîtrise des flux migratoires

Lors d’un entretien accordé à la chaîne américaine CNN, Pedro Sánchez a souligné que la coopération étroite entre Madrid et Rabat a permis de réduire de manière « très significative » les arrivées de migrants en situation irrégulière sur le territoire espagnol. Selon lui, cette dynamique repose sur un dialogue constant, une coordination opérationnelle sur le terrain et une confiance mutuelle construite au fil des années entre les deux pays.

Le président du gouvernement espagnol a insisté sur le rôle central du Maroc, partenaire stratégique de l’Espagne, dans la régulation des flux migratoires reliant l’Afrique à l’Europe. Cette collaboration s’inscrit dans une approche globale qui associe contrôle des frontières, lutte contre les réseaux de trafic de migrants et renforcement des mécanismes de coopération sécuritaire et humanitaire.

📉🚤 Une baisse historique des arrivées irrégulières en Espagne

Les résultats de cette stratégie conjointe se reflètent clairement dans les chiffres officiels. Selon le dernier bilan publié par le ministère espagnol de l’Intérieur, les arrivées de migrants en situation irrégulière en Espagne ont enregistré une baisse spectaculaire de 42,6 % en 2025. Cette diminution est principalement attribuée à l’effondrement des flux migratoires sur la route des Canaries, longtemps considérée comme l’un des axes les plus sensibles et les plus meurtriers.

Pedro Sánchez a présenté ces données comme la preuve tangible de l’efficacité d’une gestion coordonnée des migrations, soulignant que la réduction des arrivées irrégulières ne peut être obtenue que par une coopération étroite avec les pays d’origine et de transit. Dans ce dispositif, le Maroc apparaît comme un acteur clé, en raison de sa position géographique et de son engagement dans la stabilité régionale.

🛂🌐 Une approche globale fondée sur la responsabilité partagée

Au-delà de la relation bilatérale avec Rabat, le chef du gouvernement espagnol a rappelé que la maîtrise des flux migratoires repose sur un engagement conjoint avec l’ensemble des pays concernés, qu’ils soient d’origine, de transit ou de destination. Cette vision multilatérale vise à traiter les causes profondes de la migration, notamment les déséquilibres économiques, les conflits et le changement climatique, tout en garantissant le respect des droits humains.

Dans cette perspective, la coopération entre l’Espagne et le Maroc est souvent citée comme un modèle de partenariat euro-africain, capable de concilier sécurité, développement et mobilité légale. Pedro Sánchez a insisté sur le fait que la migration ne peut être réduite à une problématique sécuritaire, mais doit être intégrée dans une stratégie plus large de développement partagé.

💼📊 Migration et économie : un levier pour la croissance espagnole

Le président du gouvernement espagnol a également tenu à nuancer le débat sur l’immigration en rappelant que la majorité des flux migratoires vers l’Espagne sont légaux et encadrés. Selon ses déclarations, près de 90 % des migrants accèdent au territoire espagnol par des voies régulières, attirés par la solidité et la résilience de l’économie espagnole.

Pedro Sánchez a mis en avant la contribution économique des migrants, soulignant qu’ils représentent environ 10 % des recettes de la Sécurité sociale espagnole, tout en ne constituant que 1 % des dépenses totales. Ces chiffres illustrent, selon lui, le rôle essentiel de l’immigration dans le soutien au marché du travail, au système de protection sociale et à la croissance économique du pays.

🔎🌱 Vers un modèle durable de gouvernance migratoire

En saluant l’exemplarité de la coopération avec le Maroc, le chef de l’exécutif espagnol a esquissé les contours d’un modèle durable de gouvernance migratoire, fondé sur la coopération internationale, la régulation des flux et la valorisation de la migration légale. Dans un contexte où les enjeux migratoires demeurent au cœur des débats politiques en Europe, cette approche pragmatique pourrait servir de référence pour d’autres partenariats régionaux.

Alors que l’Espagne et le Maroc poursuivent le renforcement de leur collaboration, la question migratoire continue d’évoluer au rythme des transformations économiques et géopolitiques. L’expérience bilatérale entre les deux pays pourrait ainsi jouer un rôle déterminant dans la redéfinition des politiques migratoires euro-méditerranéennes à long terme.