lundi, février 2, 2026
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Le Maroc aurait-il renoncé à organiser la CAN féminine 2026 ?

CAN Féminine 2026 : incertitude sur le renoncement de l’organisation par le Maroc, l’Afrique du Sud se dit prête à accueillir le tournoi

Incertitude autour de la CAN Féminine 2026 : le Maroc va-t-il céder la compétition à l’Afrique du Sud ?

À moins de deux mois du coup d’envoi initialement prévu de la CAN Féminine 2026, un flou persistant plane sur l’organisation de la compétition. Alors que le Maroc devait accueillir le tournoi continental, une annonce venue d’Afrique du Sud pourrait rebattre les cartes et remettre en question la tenue du championnat sur le sol marocain. La Confédération africaine de football (CAF) reste silencieuse pour le moment, laissant place à de nombreuses spéculations sur l’avenir de cet événement sportif majeur.

🌍 L’Afrique du Sud se dit prête à accueillir la compétition

Dimanche soir, la ministre déléguée sud-africaine des Sports, des Arts et de la Culture, Peace Mabe, s’est exprimée sur la chaîne publique SABC, à l’occasion de la cérémonie des Hollywoodbets Super League Awards, affirmant que l’Afrique du Sud pourrait finalement prendre le relais pour l’organisation de la CAN Féminine 2026. Selon elle, le Maroc aurait exprimé des difficultés à garantir la tenue du tournoi, créant une opportunité pour l’Afrique du Sud de se positionner. « Nous avons les infrastructures et le soutien nécessaire. Quand le Maroc a dit qu’il ne serait pas capable d’organiser la compétition, nous avons dit oui », a-t-elle indiqué.

L’annonce de la vice-ministre sud-africaine des Sports évoque un coup d’envoi possible dans environ 60 jours, soit un léger report de la date initiale du 17 mars. Les dates initialement prévues, du 17 mars au 3 avril, pourraient être modifiées. Toutefois, aucun détail supplémentaire n’a été fourni concernant le calendrier exact, les stades concernés ou les villes hôtes potentielles.





🏟️ Un changement qui ravive les interrogations

Cette déclaration soulève de nombreuses questions, notamment sur la capacité du Maroc à accueillir un événement d’envergure quelques mois après la CAN 2025. Certains analystes évoquent une réaction de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) dans un contexte encore sensible, marqué par les sanctions et critiques post-CAN 2025.

Pour l’heure, seule la CAF détient l’autorité pour confirmer ou infirmer un transfert officiel de l’organisation. La fédération continentale n’a fait aucune déclaration publique, laissant le doute s’installer parmi les seize sélections africaines participantes, les sponsors et les supporters.

🌐 Enjeux sportifs et diplomatiques

Au-delà des aspects logistiques, un changement de pays hôte aurait des impacts significatifs sur la promotion du football féminin en Afrique, sur la préparation des équipes et sur l’économie locale. La CAN Féminine, en pleine expansion, représente une vitrine majeure pour le développement du sport féminin, la visibilité médiatique et l’attractivité touristique. Tout report ou changement d’organisation pourrait également influencer la stratégie des clubs, la billetterie et les partenariats internationaux liés à la compétition.

💡 Vers une décision imminente ?

Alors que la date du tournoi approche à grands pas, la CAF doit trancher rapidement pour sécuriser l’organisation et rassurer les participants. Les prochains jours seront décisifs pour clarifier si le Maroc conserve son rôle d’hôte ou si l’Afrique du Sud devient le nouvel organisateur officiel de la CAN Féminine 2026.

La balle est désormais dans le camp des instances officielles : il reste à voir comment se déroulera cette course contre la montre pour maintenir la CAN Féminine sur les rails et garantir un tournoi digne de son rayonnement continental.

Malgré les déclarations récentes des autorités sud-africaines, la Confédération africaine de football (CAF) n’a pas encore confirmé officiellement le transfert éventuel de l’organisation de la CAN Féminine 2026. Si cette modification venait à être validée, elle entraînerait une réorganisation complète du cadre logistique et opérationnel du tournoi, alors que tous les préparatifs avaient jusqu’ici été menés sous la supervision du Maroc qui avait accueilli le tirage au sort et la répartition des groupes pour l’édition 2026, jeudi 15 janvier dernier au Complexe Mohammed VI de football à Maâmora.




Les précisons du Ministre des sports sud-africain

Cette déclaration inattendue, qui n’a toujours pas été entérinée par la Confédération africaine de football, a rapidement provoqué une réaction officielle du ministre sud-africain des Sports, contraint de publier un communiqué afin de « clarifier la situation ». Dans ce texte, le ministre précise que l’Afrique du Sud a simplement fait part de sa disponibilité à appuyer la CAF, si celle-ci venait à juger nécessaire d’envisager des solutions alternatives pour l’organisation de la CAN féminine 2026. Ces échanges, souligne-t-il, s’inscrivent dans le cadre de discussions exploratoires engagées par l’instance continentale, qui évalue différents scénarios de repli sans qu’aucune décision n’ait été arrêtée à ce stade.

Le ministère insiste ainsi sur le fait qu’aucun choix formel n’a été opéré concernant un éventuel changement de pays hôte. Le Maroc demeure officiellement désigné pour accueillir la compétition et, selon les autorités sud-africaines, la CAF n’a enclenché aucun processus alternatif visant à relocaliser le tournoi. Le ministre tient également à rappeler que les propos tenus par la vice-ministre des Sports ne sauraient être interprétés comme une confirmation officielle ni comme une prise en charge effective de l’organisation de la CAN féminine 2026, cherchant ainsi à démentir la vice-ministre après son annonce qui a suscité une très vive surprise.

Gayton McKenzie rattrape les déclarations de la vice-ministre sud-africaine des Sports

L’Afrique du Sud a exprimé sa volonté de soutenir la Confédération Africaine de Football (CAF), si nécessaire, dans le cas où des dispositions alternatives pour l’organisation de la WAFCON 2026 devaient être envisagées. Ces démarches s’inscrivent dans le cadre des discussions en cours initiées par la CAF, alors qu’elle examine diverses éventualités conformément à sa gestion responsable du football continental. À ce stade, aucune décision formelle n’a été prise pour déplacer le tournoi, et le Maroc reste l’hôte officiellement désigné de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026. La CAF n’a pas encore engagé de procédure visant à envisager un hôte alternatif. Les propos du Vice-Ministre reflètent l’engagement historique du gouvernement en faveur du football africain et la confiance de l’Afrique du Sud dans sa capacité éprouvée à accueillir de grands événements sportifs internationaux. Ils ne constituent ni une confirmation formelle ni une prise de responsabilité pour l’organisation du tournoi. Gayton McKenzie, ministre sud-africain des Sports

Ainsi, sauf retournement de situation, le Maroc reste bien l’organisateur de la CAN féminine 2026. Il s’agira d’ailleurs de la troisième édition consécutive organisée au Royaume, après celles de 2022 et 2024.