dimanche, février 1, 2026
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Pas de nouvelles sur les 3 marocains tués par l’armée algérienne

Pendant que les tensions régionales persistent dans un climat de crispation diplomatique durable, un nouvel épisode tragique vient raviver les inquiétudes autour de la sécurité aux frontières orientales du Royaume. L’arrestation suivie de l’exécution sommaire de trois ressortissants marocains par l’armée algérienne, et la détention prolongée d’un quatrième, relancent le débat sur les violations des droits humains à la frontière algéro-marocaine, le silence institutionnel qui les entoure et l’absence persistante de mécanismes de reddition des comptes.

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🚨 Un drame frontalier aux circonstances troubles

Les faits, encore entourés de zones d’ombre, se seraient déroulés à proximité immédiate de la frontière orientale du Maroc. Selon des informations concordantes, quatre citoyens marocains auraient été appréhendés par des éléments de l’armée algérienne alors qu’ils se trouvaient dans une zone frontalière sensible. Contrairement aux versions officieuses évoquant parfois des accrochages ou des situations de légitime défense, plusieurs témoignages indiquent que les victimes n’auraient opposé aucune résistance. Trois d’entre elles auraient été exécutées après leur arrestation, tandis que la quatrième demeure détenue dans des conditions inconnues, suscitant de vives craintes quant à son intégrité physique et psychologique.

Cette exécution sommaire de Marocains par l’armée algérienne provoque une onde de choc au sein de l’opinion publique et alimente un sentiment d’indignation face à ce qui apparaît comme une violation grave du droit international humanitaire et des conventions relatives aux droits de l’homme.

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🕯️ La crainte de sévices et d’aveux forcés

Le sort du survivant retient particulièrement l’attention. D’après des informations relayées par la presse marocaine, notamment le quotidien Al Akhbar dans son édition du 2 février, l’homme toujours détenu pourrait être soumis à des sévices physiques et psychologiques visant à lui extorquer des aveux. Ce scénario n’est pas inédit. Des précédents ont montré des détenus présentés devant les caméras de médias officiels, contraints de réciter des versions préfabriquées servant des narratifs sécuritaires soigneusement construits.

Ce type de mise en scène, dénoncé par plusieurs observateurs et militants des droits humains, renforce les soupçons d’opérations opaques de l’armée algérienne dans les zones frontalières, où l’absence d’observateurs indépendants favorise toutes les dérives.

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🗣️ Des accusations de préméditation de plus en plus lourdes

L’opposant algérien Anouar Malek a livré des éléments particulièrement accablants sur cette affaire. S’appuyant sur des sources qu’il qualifie de fiables, il affirme que la mort des trois ressortissants marocains aurait été préméditée et qu’elle serait intervenue après leur arrestation, excluant l’hypothèse d’un affrontement ou d’un tir accidentel. Il rappelle également un précédent troublant impliquant un homme souffrant de troubles mentaux, originaire de la même région que les victimes, qui aurait été tué puis enterré dans des conditions obscures après avoir erré près de la frontière, malgré l’existence d’un diagnostic médical attestant de sa vulnérabilité.

Ces récits, qui s’accumulent au fil des années, dessinent le portrait inquiétant d’une gestion sécuritaire brutale des frontières algériennes, où la vie humaine semble parfois reléguée au second plan.

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👥 Des profils ordinaires, loin des accusations sécuritaires

Les victimes, âgées de 22 à 45 ans, étaient des citoyens ordinaires. Selon leurs proches, il s’agissait d’un éleveur et d’un mécanicien, cherchant simplement à subvenir à leurs besoins dans une région marquée par la précarité économique. Leurs familles rejettent avec force toute tentative d’assimilation à des réseaux criminels ou de trafic. Elles décrivent des hommes sans antécédents, happés par un engrenage mortel qui les dépasse.

Aujourd’hui, ces familles réclament la restitution des corps afin d’offrir à leurs proches une sépulture digne sur le sol national, ainsi que l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur les exécutions à la frontière algérienne. Elles dénoncent également l’absence totale de communication officielle et le refus persistant de restituer les dépouilles, une pratique déjà observée lors de précédents drames.

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📌 Une répétition inquiétante des violences

Ce nouvel épisode n’est malheureusement pas isolé. Le 13 janvier 2023, deux Marocains avaient déjà été abattus par l’armée des frontières algérienne dans des circonstances similaires, tandis qu’un troisième avait été arrêté et demeure incarcéré à ce jour. Plus d’un an après les faits, les corps des victimes n’ont toujours pas été remis à leurs familles, et aucune explication officielle crédible n’a été fournie.

La répétition de ces incidents alimente le sentiment d’une impunité persistante des forces algériennes dans les zones frontalières, où les mécanismes de contrôle et de transparence semblent inexistants.




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🌐 Appels à une mobilisation internationale et à la fin de l’omerta

Face à la gravité des faits, les appels se multiplient en faveur d’une intervention des organisations internationales de défense des droits de l’homme. ONG, rapporteurs spéciaux et instances onusiennes sont exhortés à se saisir de ces dossiers afin de faire la lumière sur ces violations des droits humains à la frontière orientale du Maroc et d’exiger des comptes aux responsables.

Au-delà de l’enquête judiciaire, c’est aussi le silence médiatique entourant ces drames qui est pointé du doigt. L’omerta qui entoure ces exécutions contribue à banaliser l’inacceptable et à priver les victimes de reconnaissance et de justice. Tant que ces actes resteront sans réponse claire, la frontière orientale continuera d’incarner une zone de non-droit où la peur et l’arbitraire prennent le pas sur la dignité humaine.

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