Après plusieurs jours marqués par une relative accalmie, le ciel marocain s’apprête à changer brutalement de visage. Les services météorologiques nationaux alertent sur l’arrivée imminente d’un épisode climatique d’ampleur, susceptible de marquer durablement ce début de mois de février, tant par l’intensité des précipitations attendues que par leurs impacts potentiels sur les régions concernées.
🌧️ Météo au Maroc : une puissante perturbation atlantique attendue dès le début de la semaine
Selon les dernières prévisions météorologiques au Maroc publiées par la Direction Générale de la Météorologie, une dépression atlantique profonde est en cours de formation et devrait toucher le Royaume dès le début de la semaine prochaine. Ce système dépressionnaire annonce une phase d’instabilité météorologique majeure, rompant avec le calme relatif observé ces derniers jours. Les experts évoquent un épisode particulièrement actif, susceptible d’affecter durablement la moitié nord du pays et de modifier sensiblement les conditions climatiques sur plusieurs jours.
🌤️ Un dernier week-end sous le signe d’un répit fragile
Ce dernier week-end de janvier devrait encore offrir une parenthèse de stabilité sur une large partie du territoire national. Les conditions resteront globalement clémentes, permettant aux citoyens de profiter d’un temps relativement doux et peu perturbé. Toutefois, cette accalmie demeure fragile. De faibles pluies localisées pourraient déjà se manifester sur l’extrême nord-ouest du pays, notamment sur les façades atlantiques exposées aux premières influences océaniques.
Les spécialistes de la Direction Générale de la Météorologie rappellent que cette phase transitoire est caractéristique des situations précédant l’installation de perturbations atlantiques d’envergure. Ces signaux annonciateurs traduisent un basculement progressif vers un régime atmosphérique nettement plus instable.
🌬️ Une dégradation brutale attendue avec l’arrivée de la dépression atlantique
À partir de lundi, la situation météorologique devrait connaître une détérioration marquée. La perturbation atlantique profonde attendue s’accompagnera de pluies parfois intenses à torrentielles, de fortes rafales de vent et d’une baisse notable des températures. Les régions du nord, du nord-ouest et du centre du Royaume figurent parmi les zones les plus exposées à cette dégradation, avec des impacts potentiels sur la circulation routière, les infrastructures et les activités économiques.
Dans les zones montagneuses, notamment le Rif, le Moyen Atlas et le Haut Atlas, les précipitations devraient se transformer en chutes de neige significatives, accentuant les risques d’isolement de certaines localités et compliquant les déplacements, en particulier sur les axes routiers de montagne.
🌊 Des cumuls pluviométriques exceptionnels redoutés dans le nord du Royaume
Les modèles météorologiques convergent vers des cumuls de pluie exceptionnels, en particulier dans les régions de Tanger, du Loukkos, du Gharb et de l’ouest du Rif. Les quantités d’eau attendues pourraient dépasser largement les normales saisonnières du mois de février, soulevant des inquiétudes quant à la capacité d’absorption des sols.
Cette accumulation rapide de précipitations augmente le risque de crues soudaines, de débordement des oueds et d’inondations localisées, notamment dans les zones urbaines vulnérables et les plaines agricoles déjà fortement sollicitées. Les autorités hydrauliques suivent de près l’évolution des bassins versants les plus sensibles.
⚠️ Vigilance accrue face aux risques météorologiques
Face à cette configuration météorologique préoccupante, les autorités appellent à une vigilance renforcée. Les citoyens sont invités à éviter les zones inondables, à se tenir éloignés des cours d’eau et à limiter les déplacements durant les périodes de fortes intempéries. Les comportements prudents sont essentiels pour prévenir les accidents liés aux crues, aux glissements de terrain ou aux conditions routières dégradées.
Les services de protection civile, en coordination avec les autorités locales, demeurent mobilisés afin d’anticiper toute situation d’urgence. Le suivi régulier des bulletins météorologiques officiels et le respect strict des consignes de sécurité constituent des éléments clés pour réduire l’exposition aux risques.
Alors que ces précipitations abondantes représentent un apport précieux pour les ressources hydriques du Maroc, elles rappellent également la fréquence croissante des épisodes météorologiques extrêmes. Cette situation relance le débat sur la résilience des territoires, la gestion des risques climatiques et la capacité du pays à s’adapter durablement à une variabilité climatique de plus en plus marquée, un enjeu qui continuera de s’imposer au cœur des politiques publiques dans les mois à venir.

