Hausse des prix des carburants au Maroc dès le 1er février, avec un gasoil dépassant à nouveau les 10 dirhams sous l’effet des tensions mondiales
La hausse des prix des carburants refait surface au Maroc après une courte période d’accalmie observée en début d’année. À compter de ce 1ᵉʳ février, les automobilistes verront les tarifs à la pompe repartir à la hausse, sous l’effet direct de la volatilité des marchés internationaux de l’énergie. Le prix du gasoil au Maroc devrait ainsi franchir à nouveau le seuil symbolique des 10 dirhams le litre, ravivant les préoccupations liées au pouvoir d’achat et aux coûts de transport dans un contexte économique déjà sous tension.
⛽ Une révision tarifaire dès les premières heures de février
Dès cette nuit, les stations-service à travers le Royaume appliqueront de nouveaux tarifs. Selon les données communiquées par les professionnels du secteur, le litre de gasoil enregistrera une augmentation moyenne de 35 centimes, tandis que le prix de l’essence super au Maroc progressera d’environ 11 centimes. Cette hausse marque la fin d’un cycle de baisse amorcé au début de l’année, période durant laquelle les prix avaient connu un repli modéré, offrant un répit temporaire aux ménages et aux transporteurs.
Ce réajustement tarifaire s’inscrit dans le mécanisme de libéralisation du marché des carburants, où les prix à la pompe évoluent en fonction des cours internationaux et des coûts d’importation. Les opérateurs rappellent que ces ajustements sont devenus quasi mécaniques, rendant les tarifs particulièrement sensibles aux soubresauts des marchés mondiaux.
🌍 Les marchés mondiaux de l’énergie sous forte tension
La hausse enregistrée au Maroc reflète une tendance internationale plus large. Jeudi dernier, les cours mondiaux du pétrole ont connu une accélération brutale, progressant de plus de 5 % pour atteindre leur niveau le plus élevé depuis quatre mois. Cette flambée s’explique en grande partie par un regain de tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, où les déclarations musclées du président américain Donald Trump à l’encontre de l’Iran ont ravivé les craintes d’un conflit susceptible de perturber l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Cette instabilité géopolitique alimente une nervosité persistante sur les marchés, où les investisseurs anticipent des risques accrus sur les chaînes logistiques et les capacités de production. Pour les pays importateurs comme le Maroc, fortement dépendants des marchés extérieurs pour leurs besoins énergétiques, ces fluctuations se traduisent rapidement par des hausses à la pompe.
📈 Le gasoil repasse au-dessus des 10 dirhams
Avec cette nouvelle augmentation, le prix du litre de gasoil devrait repasser au-dessus de la barre des 10 dirhams dans la majorité des stations-service du pays. Un seuil hautement symbolique, car il impacte directement les coûts du transport routier, de la logistique et, par ricochet, les prix des produits de première nécessité. Le gasoil demeure en effet le carburant le plus consommé au Maroc, notamment par les professionnels du transport de marchandises et de voyageurs.
De son côté, l’essence super devrait s’afficher à des niveaux compris entre 11 et 12 dirhams le litre. Les écarts constatés d’une station à l’autre s’expliquent par les politiques commerciales propres à chaque enseigne, leurs capacités de stockage ainsi que le rythme d’actualisation des prix, qui peut varier selon les opérateurs.
🚗 Un impact direct sur les ménages et les professionnels
Cette nouvelle hausse des prix des carburants au Maroc risque de raviver les inquiétudes des automobilistes et des acteurs économiques. Pour les ménages, elle se traduit par une augmentation des dépenses de mobilité, tandis que pour les professionnels du transport et de la distribution, elle alourdit les charges d’exploitation, avec un effet potentiel sur l’inflation des biens et services.
Dans un contexte marqué par l’instabilité des marchés énergétiques internationaux, les perspectives restent incertaines. Les professionnels du secteur estiment que les prochaines semaines dépendront largement de l’évolution de la situation géopolitique et des décisions prises par les grands pays producteurs, laissant planer le doute sur une éventuelle stabilisation durable des prix à la pompe.

