jeudi, janvier 29, 2026
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Finale de la CAN : la Commission de discipline de la CAF délibère

La Confédération africaine de football met en délibéré l’affaire des incidents de la finale Maroc–Sénégal de la CAN 2025. Le verdict disciplinaire est attendu sous 48 heures.

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal continue de produire ses effets bien au-delà du terrain. Réunie à huis clos pour examiner les multiples incidents ayant émaillé cette rencontre décisive, la Commission de discipline de la Confédération africaine de football a clos ses travaux et mis l’affaire en délibéré. Une décision est attendue dans un délai maximal de 48 heures, dans un contexte où les enjeux dépassent largement la seule dimension sportive pour toucher à la crédibilité institutionnelle de la CAF et à l’image du football africain sur la scène internationale.

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⚖️ Une phase décisive pour la procédure disciplinaire de la CAF

La procédure disciplinaire de la CAF engagée à la suite des événements de la finale Maroc–Sénégal est entrée dans son moment clé. À l’issue de l’audience tenue ce mardi, le Jury disciplinaire a officiellement clos les auditions, considérant que l’ensemble des éléments nécessaires à l’instruction du dossier avait été réuni. Les juges disciplinaires ont ainsi mis l’affaire en délibéré, ouvrant la voie à une décision très attendue par les deux fédérations concernées et par l’opinion publique sportive africaine.

Cette phase marque l’aboutissement d’un processus rigoureux, fondé sur l’examen croisé des rapports officiels, des images vidéo, des témoignages, ainsi que des textes réglementaires encadrant les compétitions de la Confédération africaine de football. L’objectif affiché de l’instance est de statuer en toute impartialité sur des faits jugés d’une gravité exceptionnelle pour une finale continentale.

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🏟️ Une comparution officielle de la Fédération sénégalaise de football

Dans un communiqué rendu public, la Fédération sénégalaise de football a confirmé avoir comparu devant la Commission de discipline, représentée par son secrétaire général Abdoulaye Sow. Cette présence officielle traduit l’importance accordée par Dakar à cette procédure, dont l’issue pourrait avoir des conséquences sportives, financières et institutionnelles majeures.

La FSF a également précisé que plusieurs acteurs clés avaient été entendus par le Jury disciplinaire, notamment le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw ainsi que les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye. Tous ont présenté leurs moyens de défense, cherchant à contextualiser leur comportement et à justifier les décisions prises durant et après les incidents survenus pendant la rencontre.

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⏳ Un verdict attendu sous 48 heures

Conformément au calendrier fixé par la présidente du Jury disciplinaire, la décision finale est attendue dans un délai de 48 heures. Cette annonce place les deux camps dans une période de forte tension, tant les sanctions potentielles pourraient être lourdes, allant de simples amendes financières à des suspensions individuelles ou collectives, voire à des sanctions sportives plus lourdes touchant directement la Fédération sénégalaise.

Cette temporalité rapide témoigne de la volonté de la CAF de traiter ce dossier avec célérité, afin d’éviter que la controverse ne s’enlise et n’altère davantage l’image de ses compétitions majeures.

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📋 Des incidents multiples au cœur de l’instruction

L’audience visait à examiner l’ensemble des incidents de la finale de la CAN 2025 disputée à Rabat, une rencontre qui aurait dû rester dans l’histoire comme un sommet du football africain, mais qui s’est transformée en une source de polémiques. Les rapports officiels des arbitres, des délégués de match et des commissaires de sécurité ont été passés au crible, tout comme les images télévisées et les vidéos amateurs largement diffusées sur les réseaux sociaux.

Les juges disciplinaires ont cherché à établir précisément les responsabilités, tant individuelles que collectives, afin de déterminer si les comportements observés constituaient une violation grave des règlements de la CAF et des principes fondamentaux du fair-play.

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🚫 Le refus de reprendre le jeu, un point central du dossier

Parmi les faits les plus lourds figurant au dossier, le refus de la majorité des joueurs sénégalais, accompagnés de leur sélectionneur Pape Thiaw, de poursuivre la rencontre en cours de match occupe une place centrale. En contestation de certaines décisions arbitrales, les joueurs ont quitté la pelouse sans autorisation officielle, un acte considéré par les règlements comme une infraction disciplinaire majeure.

Ce geste, inédit à ce niveau de compétition, pose la question du respect de l’autorité arbitrale et du cadre réglementaire dans les compétitions africaines. La CAF devra trancher entre la reconnaissance d’un climat de tension extrême et la nécessité de préserver l’intégrité du jeu et l’autorité de ses institutions.

🚨 Des débordements graves dans les tribunes et sur la pelouse

Outre les incidents sportifs, la Commission de discipline s’est penchée sur les débordements impliquant des supporters sénégalais. Des faits d’envahissement de terrain, de dégradations de sièges et de détérioration de matériel du stade Moulay Abdellah ont été signalés dans les rapports officiels.

Ces événements soulèvent la question de la responsabilité des fédérations dans l’encadrement de leurs supporters, un enjeu crucial pour la sécurité des compétitions internationales et pour l’image du football africain auprès de ses partenaires institutionnels et commerciaux.

🗣️ Une communication sénégalaise jugée inflammable

L’affaire ne se limite pas aux incidents survenus le soir de la finale. Quelques heures avant le coup d’envoi, la Fédération sénégalaise de football avait déjà publié un communiqué dénonçant les conditions d’accueil de sa délégation au Maroc. Ce texte, perçu comme une mise en cause directe de l’organisation, a contribué à instaurer un climat de méfiance et de tension autour de la rencontre.

Dans les jours suivants, le président de la FSF, Abdoulaye Fall, est allé plus loin en accusant publiquement le Maroc de « contrôler la CAF », une déclaration qui a provoqué une onde de choc dans les milieux sportifs africains et ouvert un nouveau front institutionnel entre Dakar et Rabat.

🏛️ Une décision à forte portée institutionnelle

La décision attendue de la Commission de discipline de la CAF ne portera pas uniquement sur des faits sportifs. Elle revêt une dimension politique et institutionnelle majeure, dans la mesure où elle doit préserver l’autorité de la Confédération, l’impartialité de ses instances et la crédibilité de ses compétitions.

Pour la CAF, il s’agit d’un test de gouvernance et de fermeté, dans un contexte où la moindre faiblesse pourrait être interprétée comme un aveu d’impuissance face aux crises.

🌍 L’enjeu de la crédibilité du football africain

Au-delà du Maroc et du Sénégal, c’est l’ensemble du football africain qui est concerné. Cette affaire intervient dans un moment où la CAF cherche à renforcer son image, à attirer davantage d’investissements et à hisser ses compétitions à un niveau de professionnalisme comparable aux grandes confédérations mondiales.

La manière dont ce dossier sera tranché enverra un signal fort sur la capacité de l’institution à faire respecter ses règles, à sanctionner équitablement les dérives et à défendre l’esprit sportif qui doit rester au cœur de la CAN.