🎓📱 Algérie : une vidéo virale relance le débat sur la haine et l’endoctrinement à l’école
Une séquence filmée dans une salle de classe en Algérie et largement diffusée sur les réseaux sociaux suscite une vive indignation au Maroc et au-delà. On y voit une enseignante orienter ses élèves vers un discours de rejet et de haine à l’encontre des Marocains, dans un contexte lié à la Coupe d’Afrique des nations. Ces images, jugées choquantes par de nombreux observateurs, ravivent le débat sur la marocophobie, l’instrumentalisation politique de l’éducation et les dérives idéologiques qui peuvent affecter l’enseignement.
📹 Une vidéo qui choque l’opinion publique
Depuis plusieurs jours, une vidéo circulant massivement sur les plateformes sociales provoque une onde de choc. Les images montrent une enseignante algérienne s’adressant à ses élèves dans une salle de classe, non pas pour évoquer les valeurs du sport, le respect de l’adversaire ou l’esprit de compétition loyale, mais pour les orienter vers un discours de rejet et de stigmatisation des Marocains. Pour de nombreux internautes, cette séquence constitue une illustration préoccupante de la diffusion de la haine anti-marocaine dès le plus jeune âge.
Ce document audiovisuel a rapidement dépassé le simple cadre d’une polémique numérique pour devenir un symbole de ce que certains qualifient de dérive systémique. Il s’inscrit dans un contexte régional déjà marqué par des tensions diplomatiques persistantes entre Rabat et Alger, tensions souvent relayées et amplifiées dans les discours médiatiques et politiques.
🧠 L’école au cœur d’un débat sur l’endoctrinement
Ce qui choque le plus dans cette affaire, c’est le cadre dans lequel le message est délivré. L’école, traditionnellement perçue comme un espace d’apprentissage, de neutralité et de construction citoyenne, apparaît ici comme un lieu de transmission de préjugés et de stéréotypes hostiles. Au lieu d’aborder la Coupe d’Afrique des nations sous l’angle du fair-play, du respect des règles et de la diversité culturelle, l’enseignante détourne le sujet vers une lecture idéologique, nourrie de soupçons et d’animosité.
Pour de nombreux observateurs, cette séquence illustre une forme de politisation de l’enseignement, où l’élève n’est plus encouragé à développer son esprit critique, mais à reproduire des discours préconçus. La spontanéité apparente avec laquelle les enfants reprennent les propos suggérés montre à quel point ces représentations peuvent être intégrées très tôt.
⚠️ Une rhétorique de la suspicion et du rejet
La discussion menée par l’enseignante, telle qu’elle apparaît dans la vidéo, repose sur une logique de confrontation permanente. Elle suggère l’idée d’un ennemi extérieur responsable de frustrations ou d’échecs supposés, même en l’absence de confrontation directe, ce qui nourrit une théorie du complot latente. Dans ce cadre, le Maroc devient un symbole commode, un acteur désigné contre lequel cristalliser les ressentiments.
Cette approche contribue à renforcer une vision binaire du monde, opposant un « nous » vertueux à un « eux » systématiquement malveillant. Une telle construction idéologique est jugée dangereuse par de nombreux spécialistes de l’éducation et des sciences sociales, car elle favorise la stigmatisation et la fermeture à l’altérité.
🌍 La polémique sur les réseaux sociaux marocains
La diffusion de la vidéo a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux marocains. De nombreux internautes y voient une preuve supplémentaire de la persistance d’une marocophobie institutionnalisée en Algérie. Les commentaires dénoncent un climat de haine entretenu, non seulement dans certains médias, mais également dans des espaces aussi sensibles que l’école.
Cette réaction massive traduit une inquiétude plus large quant à l’impact de tels discours sur les relations entre les peuples maghrébins, historiquement liés par des affinités culturelles, linguistiques et humaines profondes.
🗣️ Le témoignage de Chawki Benzehra
Parmi les réactions les plus remarquées figure celle de Chawki Benzehra, activiste et lanceur d’alerte algérien réfugié en France. Sur le réseau X, il explique ne pas être surpris par ces images, qu’il décrit comme révélatrices d’une réalité bien plus banale qu’on ne l’imagine en Algérie. Selon lui, voir un enfant employer des termes stigmatisants sans être repris par l’enseignant, puis constater l’adhésion de celle-ci au discours hostile envers les Marocains, correspond à un schéma malheureusement courant.
Il affirme avoir lui-même grandi dans un environnement éducatif marqué par des discours de rejet, non seulement à l’égard des Marocains, mais aussi envers d’autres communautés, qu’il s’agisse des Juifs, des Kabyles ou encore des Français. Pour lui, le système éducatif algérien aurait été pensé comme un outil idéologique au service du régime, davantage tourné vers la construction d’un ennemi que vers l’ouverture intellectuelle.
🧩 L’impact sur la diaspora et l’espace européen
Chawki Benzehra établit également un lien entre ce type d’éducation et certains comportements observés au sein de la diaspora algérienne en Europe. Il évoque les campagnes de discours haineux et d’incitation à la violence apparues récemment sur les réseaux sociaux, notamment en France, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Paris et Alger.
Ces phénomènes sont, selon lui, l’illustration directe des effets à long terme d’un enseignement fondé sur la méfiance, la victimisation et la désignation constante de boucs émissaires. La sphère numérique devient alors un prolongement de ces logiques, avec une capacité de diffusion démultipliée.
🕊️ Un enjeu majeur pour l’avenir des relations maghrébines
Au-delà de la polémique immédiate, cette affaire pose une question fondamentale : celle du rôle de l’école dans la construction des mentalités et dans la préservation de la paix entre les peuples. L’éducation est censée transmettre des valeurs universelles de tolérance, de respect et de dialogue. Lorsqu’elle devient un instrument de diffusion de la haine, elle compromet durablement les chances de réconciliation et de coopération régionale.
Pour de nombreux analystes, cette vidéo doit servir d’électrochoc. Elle rappelle l’urgence de promouvoir une éducation fondée sur l’esprit critique, la connaissance de l’autre et le rejet de toute forme de discours de haine, qu’il soit politique, religieux ou identitaire.
🌱 L’éducation comme rempart contre la haine
Dans un Maghreb confronté à de multiples défis économiques, sociaux et géopolitiques, l’école devrait être un rempart contre la radicalisation des esprits. Elle doit préparer des citoyens capables de dialogue et de discernement, non des individus enfermés dans des logiques de confrontation permanente.
Cette séquence virale, au-delà de son caractère choquant, met ainsi en lumière un enjeu central : celui de la responsabilité éducative dans la construction d’un avenir fondé sur la coexistence pacifique, la compréhension mutuelle et le respect entre les peuples marocain et algérien.
« Les Marocains 🇲🇦 c’est des Juifs… on les déteste »… Cette scène où une enseignante algérienne 🇩🇿 laisse un enfant utiliser le mot « Juif » comme insulte sans l’arrêter avant de s’associer à ses élèves pour exprimer sa haine des Marocains est très banale en Algérie. Personnellement, j’ai grandi avec ce genre de discours de haine contre les Juifs, les Marocains, les Kabyles, les Français, etc., car le système éducatif algérien a été pensé par le régime comme une fabrique de haine et il suffit d’observer ce qui se passe en France avec la diaspora algérienne pour voir le résultat«
« Les Marocains 🇲🇦 c’est des Juifs… on les déteste »… Cette scène où une enseignante algérienne 🇩🇿 laisse un enfant utiliser le mot « Juif » comme insulte sans l’arrêter avant de s’associer à ses élèves pour exprimer sa haine des Marocains est très banale en Algérie.… pic.twitter.com/M5LyXrmE3e
— Chawki Benzehra شوقي بن زهرة (@ChawkiBenzehra) January 21, 2026

