samedi, janvier 17, 2026
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Finale de la CAN : le coach du Nigéria met en garde le Sénégal

À quelques heures d’un week-end décisif pour la Coupe d’Afrique des nations 2025, la tension monte à Rabat. Entre la petite finale très attendue entre le Nigeria et l’Égypte et la grande finale opposant le Maroc au Sénégal, les prises de parole se multiplient. Celle d’Éric Chelle, sélectionneur des Super Eagles, n’est pas passée inaperçue. En conférence de presse, le technicien nigérian a livré un message à la fois lucide, respectueux et lourd de sens à destination de son homologue sénégalais, Pape Thiaw, à l’aube d’un rendez-vous historique dans une atmosphère qu’il connaît désormais mieux que quiconque.

🏟️ Un avertissement venu de l’intérieur du volcan marocain

Présent face aux médias à la veille du match pour la troisième place contre l’Égypte, Éric Chelle a brièvement quitté l’actualité immédiate de son équipe pour se projeter sur la finale de la CAN 2025, programmée ce dimanche 18 janvier. Interrogé sur le duel à venir entre le Maroc et le Sénégal, le sélectionneur nigérian a glissé, avec le sourire mais beaucoup de sérieux, un message clair à Pape Thiaw.

« J’apprécie beaucoup les deux sélectionneurs, je n’ai pas vraiment de conseils à donner. Mais je dirais simplement à Pape qu’il va jouer un match à l’extérieur… et que ce n’est pas un simple match à l’extérieur. C’est bien plus que ça », a-t-il confié, conscient de la portée de ses mots.

Derrière cette formule mesurée se cache l’expérience d’un homme qui vient tout juste de se frotter à la ferveur marocaine, dans un stade Moulay-Abdellah incandescent, lors d’une demi-finale restée dans toutes les mémoires.

🔥 La ferveur marocaine, un facteur décisif assumé

Éliminé par les Lions de l’Atlas au terme d’un scénario haletant conclu aux tirs au but, Éric Chelle fait partie de ceux qui ont ressenti, de l’intérieur, l’impact du public marocain. Un public omniprésent, bruyant, passionné, qui accompagne chaque action et transforme chaque match en véritable épreuve mentale pour l’adversaire.

« Le stade est impressionnant dans cette configuration. Cette foule qui porte son équipe… on dit souvent qu’elle joue le rôle du douzième homme, mais là, elle joue plus que ça », a-t-il insisté, soulignant la nécessité absolue de rester concentré face à une telle pression.

À mesure que le Maroc s’est rapproché du sacre, cette ferveur n’a cessé de monter d’un cran, transformant Rabat en véritable capitale du football africain. Un contexte que le Sénégal devra pleinement intégrer dans sa préparation mentale avant d’entrer sur la pelouse pour disputer l’un des matchs les plus importants de son histoire récente.

🤝 Respect et fierté africaine avant la finale

Malgré l’élimination douloureuse de son équipe, Éric Chelle a tenu à adopter un ton empreint de respect et de grandeur. Loin de toute amertume, le sélectionneur nigérian a salué le parcours des deux finalistes et leur mérite.

« Je souhaite bonne chance aux deux équipes. Elles méritent toutes les deux de remporter ce trophée. En tant qu’Africain, je suis très fier de ce qu’elles ont accompli », a-t-il déclaré, rappelant que cette finale symbolise aussi la vitalité et la progression du football continental.

Une posture qui renforce l’image d’un technicien lucide, déjà tourné vers l’avenir, et conscient de l’importance de ces moments pour l’ensemble du football africain.

🥉 Nigeria – Égypte : une médaille à aller chercher

Avant de penser à la finale, Éric Chelle reste toutefois focalisé sur l’objectif immédiat de ses joueurs : la petite finale face à l’Égypte, prévue ce samedi 17 janvier à 17H00. Un match que les Super Eagles abordent avec sérieux, malgré la déception de la demi-finale.

« Ce match est important. Nous voulons le gagner et rentrer au Nigeria avec la médaille de bronze », a-t-il affirmé, soulignant que cette rencontre représente une juste récompense pour le travail accompli tout au long du tournoi.

Face à l’Égypte de Hossam Hassan, le Nigeria entend conclure sa CAN sur une note positive, avec la volonté de transformer la frustration en motivation.

🧠 Tirer les leçons pour construire l’avenir

Conscient de la difficulté mentale que représente une remobilisation après une élimination aussi cruelle, Éric Chelle a reconnu la complexité de la situation, tout en affichant une détermination intacte.

« Ce n’est jamais simple de se préparer après une demi-finale perdue, mais nous voulons décrocher cette victoire. Le plus important, c’est d’apprendre des défaites, d’en tirer des enseignements et d’aller de l’avant », a expliqué le coach du Nigéria.

Nommé en janvier 2025, le technicien nigérian vit sa première CAN à la tête des Super Eagles. Un tournoi qu’il juge globalement très positif, au regard du niveau affiché par ses joueurs tout au long de la compétition.

« Je suis très fier de mon équipe », a-t-il conclu, espérant désormais accrocher un podium pour refermer cette 35ᵉ édition de la CAN avec une médaille autour du cou et des bases solides pour la suite.